En attendant Charles Dexter Ward (2)

     Le voyage européen de Charles Dexter Ward était le moyen de jouer avec les références musicales... voici les différents thèmes réutilisés et transformés dans ce Chapitre 3 :

1. Londres

     Puisque Charles se rend tout d'abord en Angleterre, j'ai repris l'un des thèmes de la Water Music de Georg Friedrich Haendel (1685-1759), musique royale par excellence puisqu'elle fut composée pour accompagner les navigations fluviales de la cour sur la Tamise... voici le thème original emprunté :

     L'original est en mode majeur... il fallait évidemment le jouer en mineur pour assombrir le tout. Joué ici avec un basson et une clarinette (à la place des cors, d'une sonorité plus éclatante et d'un registre médium), le résultat est nettement plus inquiétant :

2. Paris

     Bon, là, c'est tout trouvé... la Marseillaise, bien entendu, mais jouée ici en mineur, avec quelques modifications de rythme. Au milieu, se glisse une allusion au Carmen de Georges Bizet (1838-1875) et son célèbre "L'Amour est un oiseau rebelle". Je ne vous ferais pas l'injure de vous passer un extrait de la Marseillaise, mais voici le petit motif de Carmen :

     Et voici la transformation musicale, où la Marseillaise mineure (la tête du thème, en tout cas) encadre notre oiseau rebelle... on notera la présence d'une trompette tremblante pour la Marseillaise, sorte de reliquat fébrile d'une musique martiale devenue bien maladive...

3. Prague

     Charles Dexter Ward s'enfonce à l'est de l'Europe, et gagne la Tchécoslovaquie. Le musicien le plus connu de cette région est encore Bedrich Smetana (1824-1884), et son œuvre la plus connue un poème symphonique intitulé La Moldao (ou Vlata). Voici le fameux thème dans sa présentation originale :

     Pour typer un peu davantage le thème, je le joue ici avec des instruments à cordes pincées, évoquant (oui, de manière très triviale) les balalaïkas russes... on est à l'est, quoi...

4. Vienne

     Et nous voilà en Autriche... qui dit Autriche dit Mozart, logique... (oui, on aurait pu dire Beethoven, Schubert, et avant eux Ignaz Franz von Biber et j'en passe, mais bon, faisons dans le cliché...)... et qui dit Mozart dit symphonie n°40, par exemple...

     Mais bon, la Carmen, la Moldau, et maintenant la Symphonie n°40, tout ceci n'est pas bien terrifiant... si on ajoutait un autre thème de Mozart ? Et pourquoi pas le début (archi-célèbre) du Dies Irae du Requiem, la messe des morts ?

     Le tout a été de superposer les deux... et ça marche (en jouant les fragments thématiques au bon endroit, bien sûr) !


Voilà !

je vous laisse savourer l'ensemble, tout enchaîné !

(et merci d'avoir prêté une oreille)

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