L'Archiprêtre-Qu'Il-Ne-Faut-Pas-Décrire

       Pour cette huitième partie de la Quête onirique de Kadath l'Inconnue, Randolph Carter est emmené auprès du fameux Archiprêtre-Qu'Il-Ne-Faut-Pas-Décrire, qui vit dans un monastère préhistorique et qui porte un masque de soie jaune... Lovecraft en parle depuis longtemps, et le voilà enfin !

       En maître des impacts visuels, Lovecraft nous décrit l'Archiprêtre comme un être n'articulant aucun mot, aucune parole intelligible, mais se servant pour communiquer d'une "flûte d'ivoire hideusement sculptée, dont il [tire] des sons répugnants sous son masque de soie jaune ondoyant."

       Je me suis alors précipité vers un instrument un peu particulier : le Shakuhachi, flûte japonaise que je pratique comme un débutant - mais qui me permet justement de tirer des sons hideux...

Shakuhachi
Mon Shakuhachi perso
Shakuhachi
Shakuhachi, vu du biseau

      C'est parti... quelques minutes d'enregistrement, avec des attaques volontairement sales (le biseau est suffisamment pénible à pratiquer pour obtenir de tels sons, sifflants et venteux à souhait), des effets de souffles, de vibrations, d'ondulations, puis des notes bien tenues, des fragments mélodiques... pendant quelques instants, je me suis perdu au milieu d'un monastère préhistorique...

       Par dessus, j'ai ajouté différentes superpositions de sons grâce à mon échantillonneur : nappes synthétiques, pizzicati aux cordes graves, et piano. Le résultat est bluffant !

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